Tabaski et bientraitance animale – Par Imam Ahmad Kanté

Imam Kanté: Le covid-19 doit être un catalyseur pour une Afrique ...

La Tabaski ne doit pas être un prétexte à la maltraitance des moutons : “Dieu a prescrit la bienfaisance en toute chose” (hadith)
Un autre hadith nous dit : “Craignez Dieu à l’égard de ces bêtes muettes”!
Et un autre : “Pour tout bienfait à l’endroit d’un être vivant, il y a une rétribution”

Dans ce cadre, qui veut accomplir le sacrifice devrait faire l’effort d’éviter toute forme de maltraitance des moutons destinés à la Tabaski.

A cette fin, il est préférable d’acheter son mouton le plus proche possible de chez soi pour lui éviter, au cas où il vient de loin, des conditions de transport inappropriées comme on en voit sur les routes. Ne pas juste tenir compte du prix mais aussi du bien être de l’animal.

Les services de l’Etat et des Communes doivent exercer un contrôle rigoureux au niveau des “daral” pour s’assurer de la bientraitance des moutons sur place : nourriture, santé, aération, ensoleillement, hygiène, etc. Et que les vendeurs s’abstiennent de “gaver” leurs moutons pour leur donner un poids qu’ils ne supportent pas et qui peut même être mortel.

Vaut mieux laisser le mouton chez le vendeur, si on n’a pas un lieu approprié chez soi pour s’en occuper correctement, jusqu’au jour du sacrifice.

Le jour du sacrifice, ne pas stresser le mouton par des gestes brutaux et procéder au sacrifice proprement loin d’autres moutons non destinés au sacrifice.

Bien s’occuper des viscères et autres déchets après le sacrifice, ne pas les jeter ni les ensevelir n’importe où et/ou n’importe comment. Les dispositifs de ramassage sont du ressort des services de l’Etat et des communes. Mais chacun de nous peut être propre chez lui.

Wa Salam

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