Syrie : le djihadiste français Maxime Hauchard est mort

Il était devenu un des bourreaux de l’État islamique. Le djihadiste français Maxime Hauchard est décédé, ont affirmé jeudi des sources proches de l’enquête, confirmant une information de RMC. Les circonstances et la date de son décès ne sont pas connues. Âgé de 25 ans, le jeune homme était visé par un mandat d’arrêt international lancé par la France, avait été placé en septembre 2015 par les États-Unis sur la liste noire des « combattants terroristes étrangers ». Selon le département d’État américain, il aurait exhibé la tête décapitée de l’otage américain de 26 ans Peter Kassig, un travailleur humanitaire enlevé en octobre 2013 en Syrie, dans une vidéo de propagande. En France, il était visé depuis le 26 décembre 2014 par une information judiciaire ouverte pour « assassinats en lien avec une entreprise terroriste ».

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Maxime Hauchard s’était converti à l’islam pendant son adolescence et avait suivi un enseignement salafiste en Mauritanie à deux reprises, entre octobre 2012 et mai 2013. Originaire de l’Eure, Maxime Hauchard avait grandi à Bosc-Roger-en Roumois, une ville au sud de Rouen, avec un père technicien et une mère agent de contrôle de la caisse d’assurance maladie. Celui qui se faisait appeler Abou Abdallah avait rejoint la Syrie le 17 août 2013 en passant par la Turquie. Il participait aux vidéos de propagande de l’État islamique, dans lesquelles il demandait aux candidats au djihad de le rejoindre en Syrie. Maxime Hauchard avait de nouveau fait parler de lui le 16 novembre 2015, trois jours après les attentats parisiens qui avaient fait 130 morts, en tweetant cette menace, ensuite effacée : « Brésil, vous êtes notre prochaine cible », quelques mois avant les Jeux olympiques de Rio.