En général celui qui n’a pas confiance en soi dans une compétition triche ou essaie d’éliminer les meilleurs de ses adversaires. Cette manière d’agir, nous rappelle les histoires de Leuk-le-lièvre et Bouki-l’Hyène, dans les contes d’Amadou KOUMBA de Birago DIOP.  Le manque de confiance chronique de Bouki-l’Hyène s’est construit certes par la peur d'échouer mais surtout par la succession de ses échecs. A chaque fois qu’il rivalise contre Leuk-le-Lièvre, il se voit surpasser par son adversaire.  Alors pour gagner, au lieu de se mettre au niveau de son adversaire, il cherche soit des moyens pour tricher afin de ne pas respecter les règles du jeux ou à disqualifier son adversaire pour être le seul dans la compétition et évidemment gagner facilement.  En analysant les actes de notre cher président, son excellence Macky SALL, on se rend compte qu’il adopte exactement les méthodes du lâche Bouki-l’Hyène. Il a passé son mandat à changer les règles du jeu à sa faveur, à ne pas respecter ces règles-là et à chercher à disqualifier ses meilleurs adversaires.

Juste après son accession au pouvoir, il s’est rendu compte que le peuple réclamait la justice sur la gestion du pays et les malversations financières des régimes précédents, il a saisi l’occasion pour écarter Karim WADE de la course présidentielle. Il commence par le mettre en prison pour des raisons de biens mal acquis. Il l’élimine par la suite dans la liste des potentiels candidats pour les prochaines élections présidentielles en utilisant la CREI et puis l’exiler au Qatar par la suite  pour des raisons humanitaires. Pendant tout ce temps, il se préparait stratégiquement et financièrement avec ses amis de la coalition Benno Bokk Yakkar à des élections référendaires dont ils étaient les seuls à connaitre la date. Il avait surpris les sénégalais et l’opposition en leur annonçant la nouvelle à un mois des élections. L’opposition avait ainsi 15 jours pour convaincre la population. Il a profité de ces élections pour éliminer WADE père, qui était probablement, le plan B du PDS, en limitant l’âge des candidats aux élections présidentielles à 70 ans.

Malgré ses filouteries il a perdu Dakar pour la deux fois (municipales et référendum) contre la coalition du maire de Dakar Khalifa SALL. Il perd aussi Touba contre WADE père. Sachant qu’on ne peut pas gagner des élections présidentielles au Sénégal en perdant Dakar ou Touba. Khalifa SALL est devenu ainsi un adversaire à abattre. Il envoie chez lui les Inspecteurs Généraux d’État (IGE) pour chercher une petite bête. Il renvoie par la suite chez lui les inspecteurs de la Direction des Investigations criminelles (DIC) pour l’inculper et le mettre en prison pour des raisons d’«association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures de commerce, détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur les deniers public et de blanchiment de capitaux ». Il sera maintenu en prison malgré son acceptation de payer une caution pour une liberté provisoire et surtout qu’il est devenu député par la suite. Il finira par être condamné avec plusieurs erreurs de procédures. Plus grave encore, sa candidature aux élections présidentielles est rejetée malgré son dossier judiciaire était toujours en cours (rabat d’arrêt).

En plus comme il n’était pas sûr de gagner les dernières élections législatives. Il a eu l’idée de refondre le fichier électoral. Il oblige ainsi tous les Sénégalais à s’inscrire sur son nouveau fichier. Les cartes d’électeurs n’ont pas été distribuées comme il fallait. Macky et ses complices ont pris les mesures nécessaires pour que ses partisans puissent voter pour lui. Le matériel de vote était disponible dans les communes ou ils espéraient gagner massivement et ne l’était dans les localités ou ils n’espéraient pas gagner (Dakar, Touba …). Il finit par gagner ces élections dans les conditions que nous savons tous.

Malgré ses friponneries, sa victoire aux prochaines élections présidentielles n’est toujours pas assurée. Il a cherché à tout prix les moyens de changer encore pour une nouvelle fois les règles de jeu à sa faveur en tripatouillant la constitution. Il fait passer par ses députés, par la force une loi controversée  sur le parrainage des candidats aux élections, qui lui a permis d’invalider la candidature plusieurs candidats.

Les élections présidentielles de février 2019, dans des conditions impartiales, les lois et les règles de jeux sont changées ; les dés pipés en faveur d’un candidat, pour la candidature du président à sa réélection. Il manipule les sénégalais pour ses maintenir au pouvoir.

S’il finit par gagner les élections présidentielles dans ces conditions, en imposant ses résultats, il reviendra à l’opposition et à toutes les forces vives de la population sénégalaise d’associer leurs forces pour le faire partir. Nous ne devons pas confier notre constitution à une personne qui ne la respecte pas et qui la viole quand et par ou il veut.