Rejet de la loi criminalisant l’homosexualité : And Samm Jikko Yii accuse le bureau de l’Assemblée de “haute trahison”

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Le bureau de l’Assemblée nationale avait bloqué la proposition de loi criminalisant l’homosexualité au Sénégal, le 5 janvier 2022. Ce 26 janvier, le mouvement qui été à l’origine de ce texte a fait face à la presse pour accuser le «groupe des neuf» de «haute trahison». And Samm Jikko Yii explique que le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas respecté la volonté du peuple sénégalais.
 
Une volonté qui, disent-ils, avait été «soutenue par plusieurs millions de Sénégalais, au rang desquels figurent en bonne place les autorités religieuses et coutumières».
Pire, poursuivent-ils, «neuf personnes ont montré tout le mépris qu’ils ont vis-à-vis de nos vénérables chefs religieux et coutumiers qui sont tous des parties prenantes de la proposition de loi».
And Samm Jikko Yii considère que les neuf députés présents à la réunion du 5 janvier 2022, «en s’alignant sur la position de l’Exécutif, prouvent qu’ils mettent les intérêts de certains lobbys et pays occidentaux au-dessus de ceux notre peuple et de notre pays».
Allant plus loin, le mouvement explique que le bureau de l’Assemblée a «violé le règlement de l’Assemblée nationale, en statuant sur l’opportunité de la proposition de loi, alors qu’il ne lui revenait qu’à vérifier si cette dernière n’a pas d’incidences financières».
 
L’association And Samm Jikko Yii rappelle que «le fait d’être homosexuel n’est pas un délit au Sénégal et aucune judiciaire n’est menée à l’encontre des personnes du seul fait de leur homosexualité». Elle en veut pour preuve le fait que «l’Etat du Sénégal, par le biais de ses mandataires, affirme au niveau international qu’il n’existe pas au Sénégal d’incrimination de l’homosexualité en tant que telle et que l’article 319 du Code pénal se réfère à des actes contre-nature».
And Samm Jikko Yii rappelle que «l’homosexualité et les pratiques similaires ne font plus partie des actes contre-nature, suite au retrait de celle-ci par l’OMS le 17 mai 1990».
Ababacar Mboup et ses compères accusent ainsi «l’Etat du Sénégal de dérouler un agenda pro-Lgbt».

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