R. D. Congo : Le vice-président du bureau de l’Assemblée nationale destitué

La chambre basse du parlement de la République Démocratique du Congo (RDC) a connu un épisode aux allures de la série 24 heures chrono. Ainsi, Jean-Marc Kabund, président par intérim de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du président Félix Tshisekedi, a été déchu de son poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale.

C ‘est à la majorité absolue des 315 députés présents que 289 élus ont voté en faveur de la pétition initiée par le député du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Jacques Mamba, arrêté manu militari la veille.

Les motifs du licenciement

L’initiateur de la pétition, membre du parti de Jean Pierre Bemba, avait accusé le président intérimaire de l’UDPS d’avoir terni l’image de l’Assemblée nationale par des allégations gratuites et «mensongères». Pour Jean-Jacques Mamba, le vice-président du bureau de l’assemblée nationale était sorti de l’obligation de réserve qui caractérise un membre du bureau, tenu au principe de la collégialité institutionnelle.

“Faux et usage de faux en écriture”

Il sied de souligner comme nous l’écrivions, qu’après avoir introduit la pétition de la déchéance de Jean-Marc Kabund, le député Jean-Jacques Mamba a été interpellé et écroué samedi aux premières heures de la matinée … La justice l’a poursuivi en flagrance et placé en résidence surveillée, l’accusant de “faux et usage de faux en écriture” pour une signature sur sa pétition qui aurait été usurpée. Cette injonction du parquet dans les affaires parlementaires avait d’une part mis à rude épreuve le principe de la séparation des pouvoirs et, d’autre part, suscité les critiques de la quasi-totalité des députés représentés au sein des groupes parlementaires et des commissions permanentes, exigeant mordicus la libération de leur collègue.

Houleuse destitution

La commission mise en place à cet effet pour vérifier la conformité des signatures a conclu à la validité de la signature reniée du député plaignant. Juste après la mise en place de l’urne qui devait recueillir le vote secret des députés invités par la présidente de l’institution à se prononcer par un oui ou non à la déchéance de Jean Marc Kabind, l’on a assisté à une empoignade entre plusieurs élus en pleine séance plénière. Cet incident n’a pas empêché les députés de voter à une écrasante majorité pour la destitution de Jean Marc Kabund. En restera-t-on là ?

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