Présidentielle en Guinée: Alpha Condé briguera-t-il un troisième mandat?

Alpha Condé va-t-il briguer une troisième mandat? | Réveil Guinée Info

Après le revirement du Président Ivoirien Alassane Ouattara qui a annoncé sa candidature, tous les attentions sont désormais tournées vers la Guinée Conakry qui se prépare également à une présidentielle. Alpha Condé suivra-t-il les pas de Ouattara et briguer un troisième mandat? C’est la question qui brûle les lèvres actuellement. Dans tous les cas sa candidature  à un troisième mandat devient désormais sans objet, tant les signaux sont clairs. Alors que le RPG arc-en-ciel s’apprête à reconduire son champion, ses alliés de la CODECC déclarent ne pas avoir d’alternative au président octogénaire à l’appétit politique plus que jamais vorace.

 Opposant historique durant près d’un demi-siècle, Alpha Condé,n’aura eu d’adversaire ni au sein du RPG arc-en-ciel qu’il continue de diriger simultanément avec ses fonctions de chef de l’Etat, ni au sein de la mouvance présidentielle. La convention du parti au pouvoir du 5 et du 6 août, pour désigner son candidat à la présidentielle d’octobre prochain n’est ainsi qu’une formalité.

Au même moment, lundi 3 août, la CODECC (Coalition démocratique pour le changement dans la continuité) était en conclave au Jardin du 2 octobre, à l’entrée de la commune du Kaloum. L’objectif était de répondre à une demande de son allié RPG : renoncer à la compétition pour accompagner son candidat. La CODENOC (Coalition démocratique pour la nouvelle Constitution), ancêtre de la CODECC, avait battu campagne pour le référendum constitutionnel du 22 mars. Puis, le 30 mai, elle s’est transformée en Coalition démocratique pour le changement dans la continuité. Les couleurs étaient annoncées.

Toutefois, pour répondre aux demandes de ses alliés, Alpha Condé  révèle quil prend acte de leurs sollicitations.

Rappelons que Alpha Condé après plusieurs années d’opposition n’est rentré au pays qu’en 1991, sept ans après la mort de Sékou Touré, auquel a succédé l’officier Lansana Conté. Aux présidentielles de 1993 et 1998, ni libres ni transparentes, Condé est officiellement crédité de 27 % et 18 % des voix. Le fondateur du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) inquiète Lansana Conté, qui le fait arrêter juste après la présidentielle de 1998. Il est condamné en 2000 à cinq ans de prison pour « atteintes à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national ». Sous la pression internationale, il est gracié en 2001.

Il reste dans l’opposition après l’avènement de la junte du capitaine Moussa Dadis Camara, en 2008. Mais en 2010, le « professeur Alpha Condé » est enfin élu, au second tour, après avoir été très nettement distancé au premier par l’ex-premier ministre Cellou Dalein Diallo. Il est réélu au premier tour en 2015. Cellou Dalein Diallo, actuel chef de file de l’opposition, lui reproche d’avoir instauré « une république bananière, une dictature qui ne dit pas son nom ».

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