“Opération London Bridge” : que se passera-t-il à la mort de la reine Elizabeth II ?

L’improvisation ne fait pas partie des habitudes de la famille royale britannique. Si on lui reproche souvent de vivre dans le passé, elle a toujours eu un œil sur l’avenir, surtout dans les moments les plus douloureux. Chez les Windsor, même les disparitions sont réglées comme du papier à musique.

 
Cette organisation quasi militaire, établie avec les futurs défunts, répond à un nom de code chaque fois différent. “Hyde Park Corner” pour le roi George VI, “Opération Forth Bridge” pour le prince Philip et “Opération Tay Bridge” pour la reine-mère Elizabeth. Celle qui s’apprête à régir les jours suivants la mort d’Elizabeth II a hérité de l’appellation “Opération London Bridge”.
 
Jour J

“Le pont de Londres s’est effondré”. C’est par ces mots que le secrétaire privé de la reine informera le Premier ministre du décès de la souveraine. Un appel qui a précipité la mise route un plan élaboré dès les années 1960 pour ne pas se trouver démuni en cas de drame. La mort d’Elizabeth II marquera le D-Day (Jour J) d’un calendrier qui s’étend sur 10 jours, la période durant laquelle le Royaume-Uni sera officiellement en deuil.

Les 15 États où la reine officiait comme cheffe de l’État puis l’intégralité des pays du Commonwealth ont été prévenus de sa disparition avant que la nouvelle ne soit communiquée aux médias du monde entier. L’information a également été publiée sur un fond noir sur les réseaux sociaux de la famille royale et sur une affiche installée dans la cour de Buckingham Palace. Le Parlement britannique doit se réunir dans les toutes premières heures. Le prince Charles, désormais roi, pourrait s’adresser à ses sujets le soir-même.

 
Jour J+ 1

En berne la veille, les drapeaux retrouveront de leur superbe sur tous les bâtiments officiels. À 11h, Charles sera officiellement proclamé roi. Deviendra-t-il Charles III ou empruntera-t-il un autre nom ? Quant à Camilla, Elizabeth II avait tranché en février dernier et décidé qu’elle deviendrait reine consort.

Le nouveau souverain embarquera dans la foulée pour une tournée du Royaume-Uni, d’Edimbourg à Cardiff en passant par Belfast. Puis 41 coups de canon seront tirés depuis Hyde Park. Le Guardian annonce un retour aux traditions les plus anciennes dans un Londres envahi d’officiels à cheval. Westminster Hall sera quant à lui fermé pour un grand nettoyage avant les funérailles.
 
Jour J+4

Le cercueil d’Elizabeth II sera transporté à Westminster Hall où il reposera pendant quatre jours. Précédés par le roi Charles, les Britanniques pourront venir lui rendre hommage 23h/24. Ils étaient 305.000 à s’être déplacés pour son père George VI en 1952.
 
Jour J+9

Le Royaume-Uni sera à l’arrêt pour l’ultime adieu à sa reine. La bourse ainsi que la majorité des commerces seront fermés pour cette journée qui devrait être fériée. Il est prévu que Big Ben, en travaux jusqu’au printemps 2022, sonne à 9h précises puis à 11h. Le cercueil d’Elizabeth II arrivera alors à l’abbaye de Westminster, qui accueillera les premières funérailles d’un souverain britannique depuis 1760. Une minute de silence sera respectée.

Il se murmure que lors de la cérémonie, les caméras éviteront soigneusement de filmer les visages des membres de la famille royale – qui étaient tous masqués lors des obsèques du prince Philip en avril 2021. Une manière de rappeler qu’avant d’être mère de la nation britannique, la reine était avant tout une mère de famille. C’est d’ailleurs dans la plus stricte intimité qu’elle sera inhumée auprès de son époux au château de Windsor.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici