Les sénégalais face à leurs contradictions

C’est vrai au début de la propagation du coronavirus j’avais peur pour ma famille surtout. Par conséquent, j’ai cherché à développer certains réflexes comme le fait d’éviter de serrer la main à mes connaissances. Aussi, j’ai voulu réduire mes déplacements parce que mieux vaut prévenir que guérir. Y suis-je parvenu? Que penser des personnes qui ont délibéremment voulu rentrer chez eux malgré les risques de contagion alors que l’islam recommande le fait de ne pas fuir un lieu frappé par une épidémie pour ne pas propager la maladie? Et les autorités dans tout cela? Pourquoi n’ont-elles pas fermé les frontières aériennes notamment sachant que les premiers cas nous étaient venus de la France alors que lorsqu’il s’est agi de combattre Ebola elles n’ont pas hésité à interdire l’accès de notre pays aux guinéens? Voilà le paradoxe. A moins que la vie d’un blanc soit plus important que celui d’un noir. Mais le mal est déjà fait. Par contre, un Homme averti en vaut deux. Notre instinct de survie nous incite à prendre plus de précaution. Tout de même croisons les doigts parce que si la tendance ne s’inverse pas il arrivera un moment où nous serons obligés de braver tous les dangers pour aller chercher notre pain quotidien. Là on se rendra compte que l’on ne peut pas fuir la mort. Même si on ne la cherche pas. Tôt ou tard l’heure fatale va arriver. Espérons qu’elle nous trouvera en train de faire le bien. Pour nous, l’essentiel est aussi de ne pas se renier en ces moments très difficiles. Fondamentalement, ce n’est la faute de personne si on en est arrivé là. Il ya juste que un peu de cran nous aurait aidé à améliorer notre situation. Mais, on ne veut surtout pas se remettre en question. Alors que les épreuves de la vie ne nous servent vraiment que si elles nous poussent à faire une véritable introspection.

OMAR NDIAYE JOURNALISTE nouvelhorizon

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