Les parlementaires de la CEDEAO planchent sur la création de la monnaie unique.

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Le parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), veut s’impliquer davantage dans le projet de création de la monnaie unique de l’espace communautaire, et s’approprier les dernières décisions issues des réunions ministérielle et présidentielle sur la problématique.

Pour ce faire, il a organisé du 5 au 7 mars 2019, à Dakar, au Sénégal, une conférence régionale sur le thème : « Les défis et perspectives liés à la création de la monnaie unique de la Cedeao – Mobilisation des parlementaires dans la réalisation du projet ».

 

L’ouverture des travaux a été présidée par le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, en présence du président de la commission de la Cedeao, Jean-Claude Kassi Brou, et de celui du parlement communautaire, Son Excellence Moustapha Cissé Lo.

 

Il y avait également le président de la Task force sur le Schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao, Djibo Salou, de nombreux parlementaires de la Cedeao, du ministre sénégalais de l’Intégration africaine, Mbagnick Ndiaye, et de son collègue du Budget, Birima Mangara.

 

A l’ouverture des travaux, Moustapha Niasse s’est appesanti sur l’historique et la fonction de la monnaie en Europe et en Afrique depuis sa création, avant de louer les avancées de la Cedeao en vue d’une intégration régionale de qualité.

 

Intervenant à son tour, le président Moustapha Cissé Lo a rappelé les efforts déployés et les progrès réalisés par les dirigeants ouest-africains dans la mise en œuvre du programme de la monnaie unique ; leurs orientations spécifiques pour le régime de change, l’harmonisation du cadre de la politique monétaire, le modèle de la future Banque centrale, le nom et le signe de la monnaie commune.

 

Pour sa part, Djibo Salou, a fait savoir que l’absence d’un instrument monétaire commun est un frein à l’intégration régionale, et encourage notamment la diversité des barrières tarifaires. Ce qui constitue, a-t-il dit, un obstacle à la libre circulation des personnes et des biens, et à la persistance des pratiques anormales dans certains Etats membres de la Cedeao. Il a toutefois précisé que la Task force poursuit son plaidoyer dans ces Etats pour la levée de ces barrières.

Quant à Jean-Claude Kassi Brou, il a loué l’initiative de la rencontre qui permet, selon lui, de faire l’état des lieux de la mise en œuvre de la monnaie unique régionale.

 

« Cette conférence se tient au moment où la date butoir de la mise en œuvre de la monnaie unique fait l’objet de plusieurs reports, en raison de la lenteur dans la réalisation de la convergence macroéconomique, dans l’harmonisation des politiques économique et financière de la région. Au fur et à mesure que la Cedeao se rapproche de la date cible de 2020, le programme d’intégration monétaire est devenu un sujet qui suscite un vif intérêt, et génère des débats animés au sein de la Communauté, notamment parmi les décideurs et les praticiens », a déclaré M. Brou.

 

Suite aux progrès réalisés dans l’espace communautaire, notamment la libre circulation des personnes et des biens, la mise en place de l’union douanière et l’harmonisation des différentes politiques sectorielles, la prochaine étape pour parachever la construction régionale est la création de l’union monétaire, facteur de l’unité et de solidarité des Etats de l’Afrique de l’Ouest, a souligné le président de la commission de la Cedeao.

 

Parlant des défis à relever pour la mise en œuvre du programme de la monnaie unique, Jean-Claude Kassi Brou a cité la problématique des écarts dans l’harmonisation des politiques macroéconomiques et dans le respect des critères de convergence de manière durable, l’absence de consensus sur le choix de la politique monétaire et celui du régime de change harmonisé, sans oublier le modèle de la Banque centrale de la Cedeao.

 

Il a également insisté sur la nécessité de la sensibilisation des citoyens ouest-africains sur le programme de la monnaie unique et son état d’avancement.

 

Pour sa part, le ministre sénégalais du Budget, Birima Mangara, s’est réjoui des décisions des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao en vue d’accélérer l’échéance de 2020 par la création du fonds spécial de mise en œuvre de la feuille de route de la monnaie unique, et des dispositions prises en vue de la transformation de l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest en Institut monétaire de la Cedeao.

 

« Au-delà des dimensions économiques, la monnaie unique présente également une dimension sociale et culturelle qui contribue à forger un sentiment d’appartenance à un espace communautaire. A cet effet, elle symbolise un facteur d’unité et un moyen d’intégration sociale », a rappelé M. Mangara.ie unique.

Le parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), veut s’impliquer davantage dans le projet de création de la monnaie unique de l’espace communautaire, et s’approprier les dernières décisions issues des réunions ministérielle et présidentielle sur la problématique.
Pour ce faire, il a organisé du 5 au 7 mars 2019, à Dakar, au Sénégal, une conférence régionale sur le thème : « Les défis et perspectives liés à la création de la monnaie unique de la Cedeao – Mobilisation des parlementaires dans la réalisation du projet ».

L’ouverture des travaux a été présidée par le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, en présence du président de la commission de la Cedeao, Jean-Claude Kassi Brou, et de celui du parlement communautaire, Son Excellence Moustapha Cissé Lo.

Il y avait également le président de la Task force sur le Schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao, Djibo Salou, de nombreux parlementaires de la Cedeao, du ministre sénégalais de l’Intégration africaine, Mbagnick Ndiaye, et de son collègue du Budget, Birima Mangara.

A l’ouverture des travaux, Moustapha Niasse s’est appesanti sur l’historique et la fonction de la monnaie en Europe et en Afrique depuis sa création, avant de louer les avancées de la Cedeao en vue d’une intégration régionale de qualité.

Intervenant à son tour, le président Moustapha Cissé Lo a rappelé les efforts déployés et les progrès réalisés par les dirigeants ouest-africains dans la mise en œuvre du programme de la monnaie unique ; leurs orientations spécifiques pour le régime de change, l’harmonisation du cadre de la politique monétaire, le modèle de la future Banque centrale, le nom et le signe de la monnaie commune.

Pour sa part, Djibo Salou, a fait savoir que l’absence d’un instrument monétaire commun est un frein à l’intégration régionale, et encourage notamment la diversité des barrières tarifaires. Ce qui constitue, a-t-il dit, un obstacle à la libre circulation des personnes et des biens, et à la persistance des pratiques anormales dans certains Etats membres de la Cedeao. Il a toutefois précisé que la Task force poursuit son plaidoyer dans ces Etats pour la levée de ces barrières.
Quant à Jean-Claude Kassi Brou, il a loué l’initiative de la rencontre qui permet, selon lui, de faire l’état des lieux de la mise en œuvre de la monnaie unique régionale.

« Cette conférence se tient au moment où la date butoir de la mise en œuvre de la monnaie unique fait l’objet de plusieurs reports, en raison de la lenteur dans la réalisation de la convergence macroéconomique, dans l’harmonisation des politiques économique et financière de la région. Au fur et à mesure que la Cedeao se rapproche de la date cible de 2020, le programme d’intégration monétaire est devenu un sujet qui suscite un vif intérêt, et génère des débats animés au sein de la Communauté, notamment parmi les décideurs et les praticiens », a déclaré M. Brou.

Suite aux progrès réalisés dans l’espace communautaire, notamment la libre circulation des personnes et des biens, la mise en place de l’union douanière et l’harmonisation des différentes politiques sectorielles, la prochaine étape pour parachever la construction régionale est la création de l’union monétaire, facteur de l’unité et de solidarité des Etats de l’Afrique de l’Ouest, a souligné le président de la commission de la Cedeao.

Parlant des défis à relever pour la mise en œuvre du programme de la monnaie unique, Jean-Claude Kassi Brou a cité la problématique des écarts dans l’harmonisation des politiques macroéconomiques et dans le respect des critères de convergence de manière durable, l’absence de consensus sur le choix de la politique monétaire et celui du régime de change harmonisé, sans oublier le modèle de la Banque centrale de la Cedeao.

Il a également insisté sur la nécessité de la sensibilisation des citoyens ouest-africains sur le programme de la monnaie unique et son état d’avancement.

Pour sa part, le ministre sénégalais du Budget, Birima Mangara, s’est réjoui des décisions des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao en vue d’accélérer l’échéance de 2020 par la création du fonds spécial de mise en œuvre de la feuille de route de la monnaie unique, et des dispositions prises en vue de la transformation de l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest en Institut monétaire de la Cedeao.

« Au-delà des dimensions économiques, la monnaie unique présente également une dimension sociale et culturelle qui contribue à forger un sentiment d’appartenance à un espace communautaire. A cet effet, elle symbolise un facteur d’unité et un moyen d’intégration sociale », a rappelé M. Mangara.

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