Le ngualakh de pâque par Babacar Diouf

Ngalakh de Pâques / « boulène tegu nitt yi lou niou meunoul »

Le Ngalakh que les chrétiens partagent avec les musulmans à l’occasion des fêtes de Pâques est une manifestation du vivre ensemble, de la cohésion sociale entre les deux communautés religieuses.
Mais la manière dont les choses se passent actuellement pose problème. Les chrétiens préparent le Ngalakh pour le servir à leurs frères et voisins musulmans. Toutefois, le ratio musulmans /chrétiens est tel qu’ il est difficile pour ces derniers de satisfaire la demande. Les musulmans peuvent bien satisfaire la demande en donnant de la viande à leurs voisins chrétiens à l’occasion de la fête de tabaski. Mais si ces derniers veulent leur retourner cet honneur pendant les Pâques, ils doivent faire des dépenses faramineuses qui leur coûtent trop cher. Certains disent qu’ ils économisent toute la l’année pour couvrir les besoins. Ceci devient alors une contrainte et pose par conséquent problème.
Musulmans sénégalais, soyez compréhensibles, mettez à l’aise vos parents et voisins chrétiens en leur montrant que la viande de la tabaski n’est pas un échange de Ngalakh.
Chrétiens sénégalais, vous n’êtes pas obligés de servir du Ngalakh à tous les musulmans qui vous ont servis de la viande lors de la tabaski. Préparez des quantités raisonnables et servez les maisons les plus proches.

Merci de votre compréhension. Je lance cet appel après avoir déjà reçu mon Ngalakh. Je ne renonce pas au reste mais ne vous gêner pas de ne pas me donner.

Bonne fête de Pâques à tous les chrétiens du Sénégal.

Votre serviteur du lycée de Nguékokh.