Jean-Luc Mélenchon appelle au boycott des Bleus du Mondial au Qatar : «Un Français n’a rien à foutre là-bas»

Jean-Luc Mélenchon appelle au boycott des Bleus du Mondial au Qatar : «Un Français n'a rien à foutre là-bas»

Invité de RTL, le leader de la France Insoumise a appelé l’équipe de France à boycotter la prochaine Coupe du monde au Qatar en raison de la question des droits de l’Homme.

Alors que l’équipe de France est jusqu’à présent resté muette au sujet des droits de l’Homme au Qatar, Jean-Luc Mélenchon a dévoilé toute l’étendue de sa pensée. «Moi je pense qu’un Français n’a rien à foutre là-bas, a déclaré le député LFI des Bouches-du-Rhône sur RTL. Oui les gars je vous dis de ne pas y aller parce qu’on ne peut pas jouer au foot sur des cadavres. Ça, il y a des fédérations sportives pour en discuter. Mais après, bon, c’est moi. (…) Oui, les gars, je vous dis de ne pas y aller. On ne peut pas jouer au foot avec des violents bornés obscurantistes comme ceux qu’on a là» Tandis que les Bleus, à l’instar de Lucas Hernandez, gêné par une question à ce sujet en début de rassemblement, ne se positionnent pas pour le moment, certaines nations commencent à dénoncer les conditions de travail des travailleurs, pour la plupart migrants. «C’est une honte ce qui se passe là-bas, a poursuivi le candidat LFI à la présidentielle. 6.500 personnes sont morts sur les chantiers, c’est affreux comment ils traitent les gens.»
«S’il y avait une bataille pour le boycott, moi j’y participerai»

Allusion faite aux révélations du Guardian, sur la mort de quelque 6.500 travailleurs migrants depuis l’attribution en 2010 de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Des révélations qui avaient poussé certaines nations à envisager la possibilité d’un boycott, à commencer par la Norvège. «S’il y avait une bataille pour le boycott, moi j’y participerai», a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

Durant la trêve internationale, plusieurs sélections ont emboîté le pas des Norvégiens, qui avaient lancé un mouvement en entrant sur le terrain vêtus d’un t-shirt blanc avec la mention «Droits humains : sur et en dehors du terrain». Allemands, Belges et Néerlandais avaient procédé de la même manière, arborant des t-shirts «Le football supporte le changement» pour les deux nations du Bénélux. Chacune d’entre elles arguant à la fin que le pouvoir du football pouvait susciter des changements positifs.

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