ÉLECTIONS LOCALES-NGUEKOKH BOU BESS:Ameth Diallo à cœur ouvert

Monsieur Ameth Diallo a accordé une interview à nos confrères du quotidien  l’Evidence,  dans laquelle il se prononce sur la situation politique de sa commune Ngekokh et de ses ambitions pour ladite localité. Il s’est également prononcé sur son mouvement Nguekokh bou bess avec lequel il compte se présenter pour les prochaines élections locales. Selon lui, il est grand temps que les jeunes s’investissent davantage dans la politique afin d’augmenter leur taux de représentativité dans les échéances électorales. D’où la mise en place d’une plateforme pour une meilleure participation.ENTRETIEN !

Présentation

Monsieur Ameth Diallo est ingénieur de formation, diplômé de l’Ecole centrale d’électronique de Paris et titulaire d’un MBA en stratégie et intelligence économique. Après plusieurs années d’expériences dans des grandes entreprises à Paris, il a créé son cabinet de conseil (Turing consulting) et il est aussi doctorant en business diplomatie sur le sujet « intelligence territoriale et coopération décentralisée : l’action extérieure des communes du Sénégal pour financer le développement. »

Il est aussi auteur avec la publication de son premier livre intitulé « l’Afrique au sommet du monde : les 7 clés des acteurs du changement ». Ce livre aborde des sujets tels que la politique, l’entrepreneuriat et le développement personnel qui sont, selon lui, les trois ingrédients qui permettront à notre continent de revenir au sommet du monde.

Vous avez créé dans votre fief une organisation dénommée « Nguekokh Bou Bess ». De quoi s’agit-il exactement ?

Nguékokh Bou Bess c’est d’abord une vision, une philosophie pour le développement à travers un engagement politique et la mobilisation citoyenne de l’ensemble des habitants de Ngékhokh particulièrement les jeunes pour que la compétence et la transparence soient au cœur de la gouvernance locale.
Consciente du rôle central de la jeunesse dans les politiques de développement et d’émergence, en acronyme NBB s’est fixée comme objectif d’impliquer les jeunes de sa localité dans la recherche et la mise en œuvre de solutions efficaces et pragmatiques aux problèmes liés à l’insertion, à l’employabilité, à l’emploi et à la vie sociale.

Présente depuis plus de deux ans dans l’espace politique, Nguékokh Bou Bess est une entité qui regroupe, dans une structure indépendante et démocratique, toutes les couches sociales de la commune en allant des résidents à sa diaspora.
Dynamique et inclusive, Nguékokh Bou Bess engage en son sein un dispositif particulier capable de répondre aux défis de l’émergence et de la cohésion sociale.

Globalement, la marche de Ngékhokh Bou Bess est motivée par des actions en collaboration avec les groupes locaux ainsi qu’aux pratiques de sensibilisation politique, à la participation citoyenne, la lutte pour la transparence et le respect de l’état de droit.

Pouvez-vous nous faire état de la situation politique de Nguekokh?

Actuellement la situation politique à Nguékokh est semblable au constat national politiquement parlant et traduit un besoin manifeste de changement en terme de gouvernance locale. Donc, en tenant compte du dépassement de mandat observé depuis bientôt trois ans, la situation, chez nous, à Nguékokh peut se résumer ainsi : le camp de l’espoir et du progrès que nous incarnons contre celui des élus actuels dont le bilan catastrophique démontre incapacité et incompétence à gérer les problèmes des populations.
Le rassemblement et l’adhésion ininterrompus dans les rangs de Nguékokh Bou Bess montrent clairement que le mouvement est la vision d’avenir que les populations souhaitent voir se concrétiser pour la ville. Le maire actuel Pape Diouf nous a comme principal adversaire vu son comportement de tétanisé lors de chaque entreprise politique menée par nos camarades et nous comptons tout mettre en œuvre pour reprendre la gouvernance locale afin de restaurer les bonnes pratiques pour le bien de la communauté.

Les élections locales sont prévues pour 2022. En tant que jeune vous avez déclaré votre candidature. Est-ce qu’on peut savoir votre engagement et motivation à vouloir succéder à Pape Diouf ?

Après un peu plus de dix ans d’engagement politique au sein de la diaspora et avec mes nombreuses recherches sur le développement, je me suis convaincu profondément que le développement ne pouvait advenir qu’à partir de nos localités. Mais le développement repose avant tout sur deux socles : la compétence et la transparence.

En observant le profil actuel des élus locaux au niveau de Nguékokh, je me suis vite rendu compte que ces gens ne peuvent rien apporter à notre commune. Au contraire, ils sont en train de la desservir par leur incompétence et leur corruption.
A partir de ce moment, il est devenu une évidence pour moi de délaisser tout autre engagement pour me donner pleinement à Nguékokh. Essayer de donner à Nguekokh tout ce que j’ai de mieux est devenu un sacerdoce pour moi et mes camarades du mouvement.
C’est comme pour l’éducation, si on ne s’assure pas que nos tout-petits sont entre les mains des meilleurs enseignants dès le primaire, il ne faudrait pas s’étonner que le niveau soit faible dans nos universités. De même, si les meilleurs d’entre nous en compétences et en vertu ne dirigent pas nos communes, tous les efforts de l’Etat central ne permettent pas de développer notre pays.

On note moins de représentativité des jeunes dans les joutes électorales. Avez vous un plan ou programme pour plus de participation de ces jeunes ?

Nous travaillons sur un projet ambitieux pour favoriser une alternance générationnelle qui doit passer par le renouvellement de la classe politique à partir de nos localités. Ceci dit, nous sommes de cette génération qui prône que l’état central doit se focaliser sur cette parité générationnelle à tous les niveaux de responsabilité dans notre triangle institutionnel à savoir l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire.
Dans les jours à venir, nous allons communiquer sur cette initiative.

Vous avez quelque chose à ajouter?

Simplement féliciter l’engagement de la jeunesse et des femmes de la commune de Ngékhokh. Leur rappeler l’utilité de s’engager dans la construction de leur localité, à aller s’inscrire sur les listes électorales, car la voie des urnes est le seul acte démocratique valable pour apporter un changement. Remercier l’ensemble des fils de Ngékhokh qui se tuent à rehausser le flambeau laissé par nos illustres. Merci aussi à vous l’Evidence pour cette opportunité qui m’a permis encore une fois de communiquer avec la noble population de Nguékokh. Prochainement…….!

Le Tonnerre avec L’Evidence

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