Ce détail permet à Damas et ses alliés de continuer leurs frappes sur la Ghouta orientale

SYRIE – La résolution réclamant “sans délai” un cessez-le-feu en Syrie après une semaine de bombardements intenses de Damas sur le fief rebelle de la Ghouta n’aura eu aucun effet. Dès ce dimanche 25 février, soit moins de 24h après le vote du Conseil de sécurité des Nations Unies, les frappes se sont poursuivies, sans pour autant provoquer étonnement ou indignation parmi la communauté internationale. Et pour cause: le ver était déjà dans le fruit – ou plutôt dans la résolution.

Une fois n’est pas coutume, la résolution a été votée à l’unanimité par les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, y compris la Russie qui soutient pourtant le président syrien Bachar al-Assad. Mais si les Russes, après avoir mis onze fois leur veto sur les résolutions relatives à la Syrie, ont fini par y mettre du leur, c’est parce qu’ils ont réussi à obtenir un compromis capable de justifier la reprise des bombardements.

Le texte des Nations Unies “réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins trente jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable” et “appelle à la levée immédiate des sièges de zones habitées dont la Ghouta orientale, Yarmouk, Foua et Kefraya”.

Mais -dès la clause numéro 2- le texte “affirme que la cessation des hostilités n’a pas vocation à s’appliquer aux opérations militaires menées contre Daech, Al-Qaida et le Front Al-Nosra, et les autres individus, groupes, parties prenantes et entités associés à Al-Qaida ou Daech, et d’autres groupes terroristes, ainsi désignés par le Conseil de Sécurité.”

Que l’on considère que le cessez-le-feu a été “violé” ou pas, le résultat est le même: les frappes continuent, entraînant toujours plus de morts dans un conflit qui en a déjà fait plus de 340.000 depuis 2011.

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