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IAA : L'appréciation de Régis Immongault

Coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement sur le changement climatique (Cahosc), le ministre des Affaires étrangères, régis Immongault, s’est entretenu le 1er août 2018 à Libreville, avec le corps diplomatique accrédité au Gabon, dans le cadre de la restitution de la mission de plaidoyer de l’Initiative africaine d’adaptation effectué dans plusieurs pays. A l’issue de cet échange, il s’est prêté aux questions de la presse pour de plus amples précisions.

Régis Immongault restituant la mission de plaidoyer de l’Initiative africaine d’adaptation
effectué récemment dans plusieurs pays. © Dorian Ondo Ellassoumou

 

Après votre tournée de sensibilisation autour de cette initiative africaine sur l’adaptation, quel est le niveau d’implication ?

Régis Immongault : On n’a pas de sentiment mitigé. Mais nous attendons de voir. Parce que nous ne pouvons être satisfaits de cette tournée qu’après la table-ronde. Nous allons constater les annonces effectuées par les différents partenaires. Avant cette table-ronde, nous ne pouvons pas dire que cette tournée a eu un effet négatif ou positif. Il est clair que les partenaires que nous avons rencontrés ont été sensibilisés. Maintenant pour la participation à la table-ronde qui se tiendra le 24 septembre 2018 à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, il est clair que tous ont annoncé leur présence. Nous attendons maintenant des annonces qui seront faites pour permettre à la coordination de cette initiative d’avoir des fonds afin de lancer rapidement les études à réaliser, avec des rapports scientifiques bien cernés. Tout cela permet de présenter des projets crédibles auprès des partenaires qui vont accélérer l’adaptation, dans le cadre des stratégies économiques élaborées par les différents pays.

Une vue des diplomates assistant à cette présentation. © Dorian Ondo Ellassoumou

Certains prétendent qu’aujourd’hui qu’il n’y a dans la caisse que 700 milles dollars

Le Gabon a versé 500.000 dollars et le PNUD 200.000 dollars. Ce qui est intéressant c’est que les Nations unies ont signifié clairement leur soutien à cette initiative. La table-ronde sera d’ailleurs co-présidée par l’administrateur du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et au cours de cette table-ronde, le Secrétaire général des Nations unies sera représenté par l’un de ses adjoints. Il faudrait que nous, Africains, nous puissions mobiliser et verser les contributions parce que cette initiative est celle de l’Afrique. Vous savez, en ce qui concerne le changement climatique, il y a deux aspects. Il y a le problème de l’atténuation des émissions des gaz à effets de serre et celui de l’adaptation. Les Africains n’ont pas tellement émis les émissions. Ils se doivent d’avoir des modèles de production sobre en carbone. Cela signifie que le problème de l’innovation est au centre de la stratégie africaine. Ce sont des fonds considérables que l’Afrique doit mobiliser. C’est dans ce cadre qu’il faudrait absolument que nous puissions sensibiliser et avoir une action coordonnée autour de cette coordination mise en place dans le cadre de cette initiative. Le chef de l’Etat, Ali Bongo, a voulu produire un déclic chez les partenaires en versant 500.000 dollars pour qu’il y ait un effet de levier dans le cadre des contributions des différents Etats.

Vous avez annoncé 5 millions de dollars pour la mise en œuvre du plan. A quoi serviront ces fonds ?

Le premier rapport qui sera soumis à la table-ronde nécessite des moyens. Ces 5 millions de dollars c’est pour le Secrétariat et ils seront gérés par le PNUD. La gouvernance est essentielle afin d’éviter que certains partenaires ne puissent pas dire que nous n’avançons pas parce qu’on a des craintes en ce qui concerne l’utilisation des fonds. Nous avons le segment de la mise en œuvre de l’initiative, nous avons également le segment du financement des projets. Pour les projets, ce sont des sommes plus considérables. Mais pour qu’ils soient acceptés, il faut qu’ils soient assis sur la base des études scientifiques bien cernées. Il faut que des données climatiques soient fournies par les coordinations de tous les pays et cela a un coût. Ce sont ces sommes qui vont permettre au Secrétariat de faire son travail.

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