Le Tonnerre

Gabonreview

Bons de caisse : Sit-in à la Fonction publique

Sans salaires depuis deux mois, plusieurs dizaines d’agents publics ont investi l’entrée du ministère de la Fonction publique, le 28 août à Libreville, réclamant leurs bons de caisse de juillet et août.

Vue de quelques agents publics à l’entrée du ministère de la Fonction publique, le 28 août 2018. © Gabonreview

 

Triste scène le 28 août à Libreville, où plusieurs fonctionnaires se sont massés au ministère de la Fonction publique, pour réclamer leurs bons de caisse de juillet et août. L’on dénombre plusieurs dizaines d’individus, majoritairement des enseignants issus en grande partie de l’intérieur du pays.

Dépité, un enseignant ayant requis l’anonymat a exprimé son désarroi. «Cela fait deux mois que l’opération de mise sur bon de caisse a été lancée. Il nous avait été dit que les agents publics affectés régulièrement en provinces, à l’intérieur du pays, n’étaient pas concernés par cette opération. Curieusement, nous nous sommes retrouvés sans salaires à la fin du mois de juillet. Nous avons fait des réclamations au niveau de nos Direction d’académie provinciales respectives. Cela a été fait et les réclamations ont abouti. Elles sont arrivées à la Direction centrale des ressources humaines du ministère de l’Education nationale», a expliqué le fonctionnaire.

Selon l’enseignant, la Direction centrale des ressources humaines du ministère de l’Education nationale leur a signifié qu’elle a transmis les dossiers à la Fonction publique. «Elle a même affiché les noms de toutes les personnes qui ont fait des réclamations. Nous disposons d’ailleurs des bordereaux d’envoi. Mais, une fois à la Fonction publique, celle-ci nous dit qu’il faut se rapprocher de DCRH et vice versa. On ne comprend plus ce qui se passe. Nous voulons être situés sur notre sort», a-t-il souligné.

Selon les manifestants, ceux d’entre eux régulièrement affectés à l’intérieur du pays ont retiré leurs bulletins blancs ce mois d’août. «A notre grande surprise, nous avons constaté que le code d’établissement a changé, mais sans virement, avec le mot : contrôle effectif phase 2», ont-ils révélé. «L’on ne comprend plus rien car en juillet, nous étions dans le code d’établissement Estuaire. Comment peut-il changer un mois plus tard ? Nous sommes là aujourd’hui et personne ne nous dit clairement ce qui se passe», ont regretté les agents publics.

Ces derniers ont estimé que leur mouvement est l’unique voie pour espérer se faire entendre et trouver une solution à leur problème. «Nous sommes obligés de manifester de la sorte parce que nous ne sommes pas traités en responsables, mais comme des moins que rien», ont affirmé les manifestants. «Nous dormirons ici s’il le faut : nous ne partirons pas tant que nous n’aurons pas eu gain de cause», ont-ils prévenu.

Partager :

Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Skype(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Les plus populaires

Le Groupe Tonnerre Communication est un groupe de presse qui a une vocation internationale pour l'Afrique et la diaspora Francophone. Basé à Paris, le site www.letonnerre.com, est le premier jalon d'une aventure dont la finalité est de faire rayonner l'Afrique francophone. letonnerre.com a une ligne éditoriale centrée sur le commentaire et l'analyse qui visent à créer un espace de débat en se plaquant comme un hub d'informations. Étant aussi une tribune pour les acteurs et dirigeants de l'Afrique francophone, l'esprit militant et engagé pourrait éventuellement être retrouvé dans nos articles.

Copyright © 2018 Le Groupe Tonnerre Communication

To Top