Depuis la fin de la présidentielle, le Sénégal vit une dictature qui ne dit pas son nom. L’arrestation des opposants est devenue le jeu favori du gouvernement qui a généralisé la surveillance.

Bien avant la proclamation des résultats de la présidentielle, le gouvernement a procédé à une arrestation massive des jeunes et des femmes de l’opposition. Une posture un peu intrigante, vu qu’il n’y avait pas jusque-là, un problème lié au trouble à l’ordre public.

Certains ont soutenu que le gouvernement, par cette méthode indigne de notre niveau de démocratie, voulait appliquer le principe de prévention, plutôt que de devoir à gérer des manifestations.

Sauf que ces explications, aussi justifiée soient-elles, ne peuvent être acceptée dans notre pays. Parce que notre pays est régi par des lois. Et il est inacceptable que le gouvernement arrête massivement des personnes au prétexte qu’il veut prévenir le trouble à l’ordre public.

Ce procédé est dangereux et arbitraire. Et personne ne doit le cautionner. Sinon, nous serons tous des citoyens en sursis. Parce que le gouvernement peut se lever un bon matin et dire que telle personne projette de troubler l’ordre public et procéder à son arrestation.

Cette façon de faire est typique des régimes dictatoriaux qui ont peur de la plus petite mouche. A moins que nous ayons déjà basculé dans ce type de régime sans nous en rendons compte. Ou alors, peut être que nous sommes dans une dictature en douce. Cette dernière hypothèse est la plus plausible.

Et l’arrestation du colonel Abdourahim Kébé, le secrétaire national chargé de la Défense du parti Rewmi semblele confirmer. Au prétexte qu’il a publié sur son compte Facebook un message appelant au rejet des résultats de la présidentielle, il a été appréhendé et mis aux arrêts. Incroyable !

De quoi Macky sall a-t-il peur au point de se mettre tous les Sénégalais sous surveillance ? Il est devenu être parano, croyant que tous les citoyens complotent pour renverser son régime.

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