Hier mardi 16 avril 2019, les députés égyptiens ont apporté des changements dans la constitution de leur pays. Ces changements renforcent les pouvoir du président Al-Sissi.

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Les nouveaux articles 140 et 241 lui permettent d'étendre son deuxième mandat de quatre à six ans, portant ainsi son terme à 2024 au lieu de 2022. Le chef de l'État pourra donc se présenter en 2024 à un troisième mandat de six ans. Jusqu'à aujourd'hui, la Constitution limitait le nombre de mandats à deux, de quatre ans chacun.

L’article 185 octroie désormais au président, le pouvoir de nommer les autorités judiciaires pour une période de quatre ans, ou jusqu'à l'âge de leur retraite. Selon les observateurs, cela permettra ainsi à l’exécutif de contrôle le pouvoir judiciaire, par des nominations.

Selon les partisans du chef de l'État, la révision constitutionnelle s'avère indispensable à la stabilité politique et économique du pays. Selon le député Mohamed Abou Hamed, al-Sissi «a pris d'importantes mesures politiques, économiques et sécuritaires. Il doit poursuivre ses réformes».  L’opposition égyptienne appelle, elle, le peuple à rejeter cette révision de la constitution.