Mali: un front commun de groupes jihadistes derrière les récentes attaques?

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Au Mali, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le GSIM, a revendiqué la double attaque de Mondoro et de Boulkessi. Cette coalition de groupes jihadistes fait état de plus de 80 soldats maliens tués, deux fois plus que la version officielle de l’armée malienne. Dans la zone de Boulkessi, plusieurs autres groupes jihadistes sont actifs, comme l’État islamique au grand Sahara ou les Burkinabè d’Ansaroul Islam.

Le GSIM, l’État islamique au grand Sahara et les Burkinabè d’Ansaroul Islam ont-ils pu faire front commun pour organiser l’attaque la plus meurtrière contre les forces de défense et de sécurité maliennes ?
Ibrahim Maiga, chercheur à l’Institut d’études de sécurité explique : « Ce qu’on sait, c’est qu’il y a eu par le passé des épisodes de collaboration, de coordination entre ces groupes (GSIM, État islamique au grand Sahara et Ansaroul Islam) parce qu’au-delà de la structure, il y a aussi des individus qui opèrent au sein de ces groupes. Il y a des alliances familiales, claniques, communautaires entre les individus de différents groupes armés qui facilitent la collaboration et la coordination d’action entre d’un côté le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et l’État islamique au grand Sahara. Dans cette zone, on ne peut pas négliger totalement l’influence de la Katiba Macina d’Amadou Koufa du GSIM. C’est aussi une zone d’opération d’Ansaroul Islam, le groupe burkinabè puisqu’on est à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. On ne peut pas du tout exclure une collaboration. Il peut y avoir une revendication venant d’un groupe, mais cela n’exclut pas la possible participation d’un autre groupe à la même attaque ».

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